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Le torticolis congénital chez le nourrisson : comprendre et prendre en charge

16/07/2026
Le torticolis congénital chez le nourrisson : comprendre et prendre en charge
Découvrez comment comprendre et gérer le torticolis chez le nourrisson avec nos conseils experts. Contactez notre cabinet à Giens.

Le torticolis congénital chez le nourrisson : comprendre et prendre en charge

Un trouble fréquent qui mérite une prise en charge précoce

Avez-vous remarqué que votre bébé garde souvent la tête tournée du même côté ou semble avoir des difficultés à regarder dans une direction ? Cette préférence de position peut parfois être le signe d’un torticolis musculaire congénital (TMC).

Le torticolis musculaire congénital est une affection fréquente du nourrisson, dont la prévalence est estimée entre 0,3 et 4 % des nouveau-nés selon les études et les méthodes de dépistage utilisées. Il se caractérise par une limitation de la mobilité cervicale associée à une posture asymétrique de la tête : une inclinaison d’un côté et une rotation du menton vers le côté opposé.

Le muscle sterno-cléido-mastoïdien (SCM) est fréquemment impliqué dans cette asymétrie, avec une diminution de son extensibilité pouvant limiter les mouvements du cou.

Au Cabinet Ostéopathique de Giens, situé à proximité de Hyères, Carqueiranne et La Londe-les-Maures, nous accompagnons les nourrissons et leurs familles dans une approche globale visant à favoriser une mobilité harmonieuse et un développement moteur adapté.


Pourquoi une prise en charge précoce est-elle importante ?

Lorsqu’un nourrisson maintient durablement une position préférentielle de la tête, certaines conséquences peuvent apparaître.

La complication la plus fréquemment associée au torticolis musculaire congénital est la plagiocéphalie positionnelle, correspondant à un aplatissement asymétrique du crâne lié à des appuis répétés sur une même zone.

Cette asymétrie peut également s’accompagner :

  • d’une diminution des rotations spontanées de la tête ;

  • d’une exploration moins symétrique de l’environnement ;

  • parfois de différences transitoires dans certaines acquisitions motrices précoces.

Ces conséquences ne sont pas systématiques et leur évolution dépend de nombreux facteurs, notamment l’âge du diagnostic, la sévérité de l’atteinte et la mise en place d’une prise en charge adaptée.

Les recommandations actuelles soulignent l’importance d’un repérage précoce, car une prise en charge débutée dans les premiers mois de vie est associée à une récupération plus rapide et à une diminution du risque de complications secondaires.


Favoriser l’exploration naturelle de bébé au quotidien

Le quotidien offre de nombreuses occasions d’encourager une mobilité plus symétrique du cou.

Quelques conseils simples peuvent être proposés aux parents :

???? Stimulez progressivement le côté moins utilisé en plaçant votre visage, votre voix ou les jouets du côté que votre bébé explore moins spontanément.

???? Variez les positions de votre bébé lors des périodes d’éveil : dans les bras, au sol ou lors des interactions avec son environnement.

???? Alternez les côtés de portage afin d’éviter une sollicitation toujours identique des muscles cervicaux.

???? Modifiez l’environnement (orientation du lit, emplacement des sources d’intérêt) pour encourager naturellement les rotations de tête.

L’objectif n’est pas de forcer le mouvement, mais de multiplier les opportunités pour que le nourrisson utilise progressivement l’ensemble de ses amplitudes cervicales.


Le rôle du « tummy time » dans le développement moteur

Le temps passé sur le ventre pendant les périodes d’éveil et sous surveillance (tummy time) constitue une recommandation importante pour favoriser le développement moteur du nourrisson.

Cette position permet notamment de solliciter :

  • les muscles du cou ;

  • les muscles du dos et des épaules ;

  • le contrôle de la tête et du tronc ;

  • les capacités d’exploration motrice.

Pour les bébés qui apprécient peu cette position, il est possible de commencer progressivement :

  • quelques minutes plusieurs fois par jour ;

  • sur le torse d’un parent ;

  • avec un accompagnement par la voix ou le regard.

La régularité est plus importante que la durée d’une seule séance.


Adapter les moments d’alimentation et les exercices

Certains nourrissons présentant un torticolis peuvent montrer une préférence pour un côté lors de l’allaitement ou du biberon.

Il peut être intéressant de :

  • varier les positions d’alimentation ;

  • proposer progressivement le côté moins apprécié ;

  • éviter toute rotation forcée de la tête.

Les exercices de mobilité cervicale doivent être réalisés uniquement lorsqu’ils ont été expliqués par un professionnel formé. Chez le nourrisson, les mouvements doivent rester doux, progressifs et toujours respecter les réactions de l’enfant.


Observer les progrès de votre bébé

L’évolution se fait progressivement. Plusieurs signes peuvent témoigner d’une amélioration :

  • bébé tourne plus facilement la tête des deux côtés ;

  • la préférence pour un seul côté diminue ;

  • les mouvements deviennent plus symétriques ;

  • bébé explore davantage son environnement.

Une surveillance régulière permet d’adapter les conseils et d’orienter vers les professionnels nécessaires si l’évolution n’est pas favorable.


Quelle place pour l’ostéopathie dans l’accompagnement du torticolis congénital ?

L’ostéopathie peut s’intégrer dans une prise en charge globale du nourrisson, en complément du suivi médical et de la rééducation lorsqu’elle est indiquée.

La consultation consiste notamment à :

  • réaliser un bilan global de la mobilité du nourrisson ;

  • rechercher d’éventuelles restrictions de mobilité ;

  • accompagner le confort de l’enfant grâce à des techniques adaptées à son âge ;

  • conseiller les parents sur les adaptations du quotidien.

Chaque situation étant différente, la prise en charge doit être individualisée en fonction de l’examen clinique et de l’évolution du nourrisson.


En conclusion

Le torticolis musculaire congénital est une affection fréquente du nourrisson qui bénéficie d’une prise en charge d’autant plus efficace qu’elle est mise en place précocement.

L’observation des parents, les adaptations du quotidien et l’accompagnement par des professionnels de santé permettent généralement une évolution favorable.

Au Cabinet Ostéopathique de Giens, nos ostéopathes accompagnent les nourrissons et leurs familles à Hyères, Giens, Carqueiranne et La Londe-les-Maures afin de proposer un suivi adapté aux besoins de chaque enfant.